Il n'y a pas si longtemps, monter a cheval, décider d'être cavalier, c'était un peu se "marginaliser", sortir du troupeau de ceux qui préféraient pousser du pied des ballons, taper des balles ou tourner des pédales.
Cela pouvait être un acte de rébellion, certes coûteux, dans une société de consommation de plus en plus pressante, où la dictature des marque déployait petit à petit ses tentacules.
Quand on était en selle, on s'élevait.
Il n'y avait pas encore des grandes surfaces du sport.
Pour s'équiper, on poussait la porte d'une petite sellerie aux rayonnage étroits, où le beige côtoyait le noir, le vert foncé, le blanc et le bleu marine.
0n ne se soumettait pas à la tentation.
0n se parait d'une culotte, de bottes& d'une bombe que l'on usait souvent jusqu'à la corde &, comme c'était en général de la bonne "came", ça durait.
Mais la société de consommation rattrapé au grand galop ces centaines de milliers de cavaliers qui s'en allaient tranquilles dans leur panoplie tristounette mais de bonne facture.
Les marchands du temple se sentaient attirés par une population plus jeune, plus féminine __ quoiqu'en matière d'achat compulsif, les garçons ne soient plus en reste.
Elle a suscité, des envies, mis de la couleur, multiplié les "produits indispensable" et les marques d'un coup de baguette magique de la fée marketing.
Les cavaliers sont ainsi entrés en extension d'encolure dans la joyeuse caverne commerciale, rejoignant en cela leurs amies footballeurs, surfeurs & autres skateurs.
Mondialisation oblige, la plupart d'entre nous, cavaliers, sommes aujourd'hui parés de "made in china ou india", à des prix tres corrects.
Autre avantage, on a rarement le temps de se lasser de notre achat: il pete avant !
Le monde du cheval, sous ses airs parfois désuets, est desormais les quatres sabots dans l'ere moderne.
Et c'est très bien, changement de style ne nuit pas !
Dans cette article, on parlera chiffons, pardon...chevaux !
By Car0.